Article paru in MadMovies 202 - Novembre 2007
Zelda, Mario et Metroid (1986 !) constituent à eux trois le fer de lance de la ludothèque de Nintendo, car comparables en terme d’éclat médiatique et plus prosaïquement analogues en chiffres de vente. Nintendo soigne par conséquent ses franchises, d’autant plus qu’on peut affirmer sans ambages que les joueurs crèvent la dalle sur la Wii, ce qui la destine peu à peu vers la simple console d’appoint. Triste constat après un an d’existence, et ce malgré de bonnes ventes. A Metroid Prime 3 dès lors la charge de relever un peu le menton de la Wii, ce qu’il parvient à accomplir sans effort particulier puisque ce nouveau chapitre se contente de suivre la voie tracée par ses illustres aînés, calquant bien sûr sa jouabilité sur les spécificités propres à la machine. En résulte un simili-FPS mâtiné de RPG, qui se manie au doigt et à l’œil, l’outil wiimote se révélant à nouveau particulièrement précis.

Même si cet épisode s’éloigne de l’ambiance typiquement claustro des volets précédents (Samus travaillant dorénavant main dans la main avec la Fédération Galactique), l’immersion propre à cet univers de SF chiadé, sorte de mix entre le Alien de Ridley Scott et le sérial Battlestar Galactica, fonctionne toujours plein pot. Achat obligatoire donc.
Bruno Provezza

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