Article paru in MadMovies 202 - Novembre 2007
Un nouvel opus de Zelda, quoi qu’on en pense, résonne toujours comme un événement dans la presse et la communauté des joueurs, ce dernier épisode ne dérogeant pas à la règle. Tout d’abord, on y retrouve pour la seconde fois ce design si controversé, hérité de Zelda : The Wind Waker et son cortège de cel-shading aux couleurs chamarrées. Un style qui à défaut de plaire au gamer lambda, mérite cependant qu’on s’y attarde, d’autant plus que l’exercice se prête plutôt bien aux capacités techniques de la DS. De plus, Zelda : Phantom Hourglass participe à cette catégorie de jeux singuliers capables d’exploiter intelligemment l’interface caractéristique de la DS et de son double écran. Les développeurs n’ont d’ailleurs pas hésité à pousser à fond le concept puisque Link se contrôle exclusivement au touché, et que l’on peut par exemple annoter la carte du jeu pour un besoin ultérieur, parmi pléthores de possibilités.

Ainsi, il n’est pas rare que les énigmes se déroulent selon deux niveaux de lecture, obligeant le joueur à switcher sans cesse d’un écran à l’autre tout en maniant avec dextérité le stylet. Bref, voilà encore un épisode excellent tant sur le fond que dans sa souplesse d’utilisation.
Bruno Provezza

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