Article paru in MadMovies 200 - Septembre 2007
Les FPS se suivent et se ressemblent pour la plupart, et bien malin celui qui parviendra à s’extirper de la rengaine habituelle. The Darkness entend bien sortir des sentiers battus, à condition de laisser passer une première heure qui concentre de prime abord tous les poncifs inhérents à ce genre sclérosé. On a eu peur ! A l’arrivée, The Darkness fait honneur à son équipe de développement puisqu’on retrouve à sa barre les coyotes Suédois de Starbreeze (dont Vin Diesel possède quelques billes), éminents programmeurs de l’adaptation des Chroniques de Riddick qui avait déjà dépoussiéré le FPS il y a trois ans. Après le blockbuster, Starbreeze s’attaque donc au comic book créé par Marc Silvestri et lache sa bride afin de retranscrire fidèlement l’univers violent de la BD.

Point d’hypocrisie ici, on ne lésine pas sur le langage ordurier et les scènes gentiment gorasses. Quant aux mécaniques de gameplay, The Darkness singe son illustre aîné en offrant au joueur une relative liberté dans la progression, et se permet même des longues plages de calme entre deux rixes sanguinolentes. Ce n’est pas pour autant que le jeu ne délivre pas son comptant d’adrénaline à un rythme soutenu jusqu’au climax final. On attendra donc leur prochaine production avec impatience !
Bruno Provezza

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